Historique

Le Comité d’action de Parc-Extension (CAPE) a été formé en novembre 1986 par un groupe de citoyens et citoyennes du quartier Parc Extension qui se réunissaient pour discuter des moyens à prendre pour faire bouger les dirigeants sur des questions concernant la salubrité publique et l’aménagement du quartier.

Le CAPE se donna comme mandat d’informer les citoyens en offrant différents services: accueil, renseignements, informations et références. Il participait à des projets touchant l’habitation, les services municipaux (nettoyage des rues et des ruelles), l’amélioration des parcs du quartier, le développement communautaire et l’aménagement du quartier, tout en favorisant l’intégration des personnes immigrantes.

En 1991, le CAPE a décidé de se consacrer résolument à la défense des droits des locataires et au droit à un logement sain et abordable pour les locataires du quartier. Après avoir offert un service de références sur ces questions et avoir entrepris des campagnes de sensibilisation, le CAPE put enfin offrir à la population un service direct d’information et d’appui aux locataires à partir de 1994. En 1998, l’appui de Centraide est venu consolider le CAPE dans sa mission.

Depuis 1986, le CAPE s’implique dans la vie communautaire du quartier en s’associant et en se concertant avec d’autres organismes du quartier ; en 1990, il a contribué à la mise sur pied du Regroupement aménagement de Parc Extension (RAMPE) et s’est impliqué un peu plus tard dans la création d’Héberjeune (1993) et d’Habitation populaire de Parc-Extension (1994).

Le Comité d’action promeut le logement social comme solution aux problèmes de logement dans le quartier. Il mobilise des requérant-e-s pour développer des projets. Au cours de ces années, trois coopératives d’habitation ont vu le jour.

De nos jours, le CAPE poursuit ses actions sur plusieurs fronts : celui des mauvaises conditions de logement, celui de l’abus envers les locataires les plus vulnérables et celui du développement du logement social. Toutefois, la lutte ne sera pas facile ; l’implantation du campus Outremont au sud du quartier et de nombreux projets de condos dans le secteur de Castelnau Ouest laissent présager des menaces de gentrification.