Immeubles vendus de feu M. Claudio Di Giambattista: promesse électorale non-tenue par M. Denis Coderre

785ballLe nouvel acquéreur a déjà converti des logements locatifs en copropriétés indivises.

Parc-Extension, le 3 mai 2016. Le Comité d’action de Parc-Extension (CAPE) se désole que la Ville de Montréal et l’arrondissement Villeray/St-Michel/Parc-Extension n’aient pas transformé en logement social les taudis barricadés de feu M. Claudio Di Giambattista.

La déception est d’autant plus grande que, durant la dernière campagne électorale, M. Denis Coderre s’était engagé à rendre saisissable à des fins de logement social, les immeubles de propriétaires délinquants. Cette promesse figure d’ailleurs dans le Plan d’action de lutte à l’insalubrité des logements 2014-2017 de la Ville de Montréal. Si cela n’a pas été possible envers feu M. Di Giambattista, envers qui cela sera-t-il possible, se questionne le CAPE.

Le 8151, Stuart (345 000$), évacué en novembre 2011, le 785, Ball/7911 Outremont (885 000$), évacué en mai 2012 et le 7590, Durocher (645 000$), encore occupé par six locataires, ont été acquis en deçà de l’évaluation municipale par M. Kshitji Badal Dandona et sa compagnie 9340-5546 Québec inc.

Le CAPE s’inquiète particulièrement du sort qui attendent les locataires du 7590, Durocher, quand on sait que M. Kshitji Badal Dandona a converti en copropriétés indivises le 6331-41, Casgrain, comme indiqué au registre foncier du Québec. Outre, en 2014, M. Dandona a été condamné par la Régie du logement à verser la forte somme de 9 572,68$ à l’un de ses locataires.

Rappelons-nous aussi que le 2715, Plamondon, qui appartenait à feu M. Di Giambattista, avait été transformé en condos en 2000, après avoir été évacué pour insalubrité.

La lutte à l’insalubrité des logements doit se traduire par des gains pour les locataires qui en ont été victimes. Le CAPE presse la Ville de Montréal de se mobiliser pour soutenir les locataires du 7590, Durocher et pour transformer en logement social les autres logements qui appartenaient à M. Di Giambattista.

En 2003, la Ville de Montréal avait utilisé pour la première fois, au 7590, Durocher, son pouvoir de faire en lieu et place les travaux dans un immeuble. De son côté, le 785, Ball/7911, Outremont avait été le premier de l’histoire de Montréal à recevoir un avis de détérioration inscrit sur le registre foncier (avec une liste de travaux).

À Parc-Extension, l’un des quartiers les plus pauvres au Canada, les besoins en logement social sont immenses. Plus de 900 ménages y sont sur la liste d’attente de l’OMHM. 37,6% des locataires consacrent plus de 30% de leur revenu au loyer. 38% des domiciles avec enfants ont des facteurs d’humidité ou de moisissures et 34,4% des domiciles avec enfants sont pris avec des rongeurs ou des coquerelles.

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