Quatre ans plus tard, M. Di Giambattista devra verser près de 15 000$ à une de ses anciennes locataires

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Reportages de TVA du 4 février 2016: cliquez ici.

Le jugement rectifié: cliquez ici.

Cette locataire a dû attendre 31 mois avant d’être entendue par la Régie du logement.

Le Comité d’action de Parc-Extension (CAPE) salue la persévérance d’une locataire du quartier qui obtient finalement gain de cause à la Régie du logement contre son ancien propriétaire, M. Claudio Di Giambattista. Avec les intérêts, ce dernier devra lui verser près de 15 000$.

Le 10 novembre 2011, elle était évacuée d’urgence et sans pré-avis du 8151, Stuart, à l’instar de trois autres familles par l’arrondissement Villeray/St-Michel/Parc-Extension (VSP). La Direction de la santé publique de Montréal (DSP-M) avait émis un rapport accablant quant à l’état lamentable de cet immeuble.

Contamination fongique, moisissures présentes même sur les meubles, coquerelles, souris et divers bris caractérisaient cet immeuble de six logements (les deux logements du sous-sol étaient vacants). Depuis, l’immeuble demeure fermé comme le 785, Ball/7911, Outremont, cet autre bâtiment appartenant à M. Di Giambattista, évacué en mai 2012.

Par ailleurs, le CAPE dénonce l’iniquité des délais à la Régie du logement. Cette locataire a dû attendre 31 mois avant d’être entendue par le tribunal, car sa réclamation n’était que strictement monétaire. Or, quand un propriétaire allègue qu’un locataire lui doit de l’argent de loyer, il obtient en moyenne sa première audience en 40 jours. Par surcroît, ce propriétaire connu des autorités a eu le temps de décéder avant que la locataire obtienne justice. À ce sujet, on peut lire ce texte de Montreal Gazette du 10 février 2016 (cliquez ici).

En outre, le CAPE rappelle au maire de Montréal, M. Denis Coderre, de respecter sa promesse électorale de rendre saisissables, aux fins de logement social, les immeubles des propriétaires récalcitrants.

 

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